L’enseignement supérieur regroupe toutes les formations postérieures au baccalauréat. Deux systèmes coexistent :
* un système ouvert au sein des universités. C’est le système qui accueille le plus d’étudiants. Tous les bacheliers ont le droit d’y entrer sans sélection préalable. Les formations y sont très diversifiées ;
* un système sélectif à capacité d’accueil contrôlée. L’entrée s’y fait par concours, examen, ou dossier, éventuellement complété par un entretien. C’est le système en vigueur notamment dans les grandes écoles (telles que l’Ecole Nationale d’Administration, l’Ecole Nationale Supérieure, les écoles d’ingénieurs et de commerce), les instituts universitaires de technologie (IUT) et les instituts universitaires professionnalisés (IUP). Ils forment principalement les cadres supérieurs et intermédiaires de l’Etat et des entreprises.
Constatant les divergences entre les systèmes nationaux et les obstacles qui en découlaient pour la mobilité des étudiants, les ministres de l’éducation de 29 pays européens se sont fixé, en 1999 à Bologne, une série d’objectifs afin d’harmoniser l’architecture du système européen d’enseignement supérieur. Depuis quelques années, la France a modernisé son système en conséquence pour faciliter les orientations progressives et favoriser la mobilité internationale des étudiants en appliquant les trois grands principes du cadre européen :
* Le système LMD en trois cycles : Licence (en 3 ans) / Master / Doctorat. La France distingue deux types de masters : les “masters professionnels” et les “masters recherche” destinés à la poursuite d’un doctorat.
* Un “Système européen de crédits – ECTS (European Credit Transfert System)”, un crédit correspondant au volume de travail que l’étudiant doit fournir pour valider un cours. Ces unités sont capitalisables et transférables.
* Une organisation en semestres et en Unités d’Enseignements (UE).
En 2006, le gouvernement a fait de l’insertion professionnelle des étudiants une priorité. La loi du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances a créé une charte des stages signée par le Gouvernement et les partenaires sociaux afin de sécuriser les stages en entreprises en les positionnant dans un parcours d’acquisition de connaissances. Elle apporte trois garanties : encadrement obligatoire du stagiaire, convention-type engageant la responsabilité des trois signataires et la mise en place de dispositifs d’évaluation et de suivi.
Un débat national sur l’université et l’emploi a été lancé le 25 avril 2006 sur trois thèmes : ► orientation, information et insertion professionnelle ; ► professionnalisation des études dans le cadre du LMD ; ► apprentissage et développement de l’alternance. (Voir l’adresse du site dans “Pour aller plus loin”).
Dans ce cadre, une commission nationale, présidée par Patrick Hetzel, recteur de l’académie de Limoges, a remis son rapport définitif le 24 octobre 2006.
Législation
► Code de l’éducation (Livres VI, VII, VIII, IX – titre V)
Sites Internet
► Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
► Ministère délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche
► Le site du débat Université-Emploi
Dossiers
► L’enseignement supérieur en France : dossier du Ministère des Affaires étrangères
► Espace étudiant : dossier du Ministère des Affaires étrangères
